Zola
Qui sommes-nous ?
« Les grands embrasements
naissent de petites
étincelles »
Cardinal Richelieu
Message blog
d'Ivan Rioufol :
Le "non" irlandais (53,4% des voix) n’est pas une exception, malgré l’apparent unanimisme qui soutient le traité de Lisbonne. Si les électeurs européens avaient à s’exprimer, il est fort probable qu’une majorité rejetterait semblablement ce mini-traité, illisible et éloigné des préoccupations des mortels. Certes, 4 millions d’habitants ne peuvent prétendre parler au nom de 490 millions. Mais le refus des 26 Etats de consulter leurs électeurs par référendum trahit un évident manque de confiance. De ce point de vue, le non irlandais est représentatif d’une opinion européenne qui ne se reconnaît pas dans ses dirigeants et leurs institutions.
On n’en est pas là, même si la rebellion des routiers européens contre Bruxelles est à suivre de près. Mais l’erreur des dirigeants serait de persister à ne pas vouloir entendre ce que disent les gens quand ils peuvent s’exprimer. Les Irlandais, mais aussi les Hollandais et les Français qui furent en vain consultés den 2005, rappellent quelque chose de très simple: ils sont soucieux de la préservation de leur souveraineté, tout en se sentant naturellement européens. Ils craignent une Europe technocratique, normative, bien-pensante, amnésique pour sa propre histoire et indifférente à sa géographie. Le président Sarkozy, qui prendra la présidence de l’Europe le 1 er juillet, saura-t-il réconcilier l’Europe et le peuple?
Le pape Benoît XVI a lancé en ce dimanche depuis le port italien de Brindisi
un "message de paix et de coopération à tous les peuples", particulièrement "à ceux du Proche et du Moyen-Orient."
Le seul peuple européen qui a eu le droit de "NON" sur le traité de
Lisbonne, le peuple irlandais s'est exprimé aujourd'hui par référendum et a rejeté cette constitution, identique à celle de 2005. VICTOIRE ! C'est en effet une grande victoire puisque ce
vote (le "non" à 53,85% contre 46,15%de "oui") permet le rejet du traité et remet en question les projets de réformes institutionnelles de l'UE. C'est une victoire pour la démocratie, pour la
liberté et pour la souveraineté des nations européennes.
Nous nous réjouissons de ce résultat et remercions nos amis irlandais de s'être mobilisés. Ils redonnent aux peuples européens leur dignité face à cette "Europe" technocratique qui se construit
sans les peuples.
Vive l'Europe que nous appelons de nos voeux, celle des nations.
Effet d'annonce ou véritable
projet ? Selon les dernières annonces de Nicolas Sarkozy et de Xavier Darcos, les IUFM, qui sont des instituts de formation médiocres et idéologiques, vont être supprimés.
Chacun s’accorde en effet depuis longtemps, les enseignants les premiers, pour dénoncer le manque d’adaptation des IUFM aux réalités des écoles. Supprimer les IUFM est un premier pas important. Mais si l’on ne s’attaque pas à la cause, le pédagogisme, cette réforme ne servirait pas à grand chose. En effet, l’échec des IUFM est essentiellement dû à l’idéologie véhiculée par les penseurs des sciences de l’éducation, prônant un enseignement plus démocratique, diffusant moins de savoir et plus de pédagogisme. Les résultats sont frappants : 49 % des jeunes professeurs considèrent que « transmettre des connaissances » est une priorité de l’école. Pas étonnant que les petits Français aient des lacunes dans les fondamentaux, et que leurs performances en lecture et mathématiques soient très en dessous de celles de leurs homologues étrangers.
Rappelons que la connaissance est la base de la pensée et du jugement de l'individu. Pas de liberté d'opinion sans culture générale, pas de construction intellectuelle sans connaissances. Il est donc urgent de prendre les moyens nécessaires afin que les enfants soient instruits correctement !
"Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l'opportunité dans chaque difficulté"
Winston Churchill
Cette citation convient bien à Laurent de Chérisey, cofondateur de Reporters d'espoirs", et auteur de "Recherche volontaires pour changer le monde", sorti depuis peu.
Le but de ce livre, il le dit lui-même :"La marche du monde est souvent perçue de façon négative. Dans ce contexte, des personnes, refusant la fatalité, se mettent en mouvement pour changer les choses. Ce livre raconte ces personnes qui se lèvent pour changer le monde à leur manière".
Laurent de Chérisey développe là sa propre vision pour améliorer le monde :
Au dernier jour de campagne et à l'avant-veille du référendum sur le traité de Lisbonne, le
gouvernement irlandais a lancé un ultime appel aux électeurs en invitant à voter "oui". Les derniers sondages traduisent une progression du "non" et une victoire de celui-ci. Rappelons que le traité de Lisbonne que les électeurs français et néerlandais ont rejetté en 2005 est
la copie conforme du texte constitutionnel et seuls les irlandais sont appellés à choisir ce traité par référendum.
L'avenir de l'Europe et des souverainetés des peuples est entre les mains des irlandais. Courage, on va gagner ! Vive l'Europe des libertés et des patries !
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Alain Finkielkraut