Mauriac
Qui sommes-nous ?
« Les grands embrasements
naissent de petites
étincelles »
Cardinal Richelieu
" La véritable école du Commandement est la culture générale."
Charles de Gaulle
Malgré la mobilisation internationale lancée après le passage
du cyclone Nargis, le 3 mai, la junte est restée inflexible sur l'interdiction faite aux Occidentaux d'apporter leur aide aux deux millions de survivants. Ce refus alourdit les pertes humaines (50
000 à 100 000 morts). Les pays de l'Asean (Association des nations du Sud-Est Asiatiques) sont les seuls coordinateurs de l'aide. On constate que notre monde n'en a pas fini avec le danger que
représente le communisme.
Après plusieurs semaines de chienlit, de grève générale, de violence dans les rues et de manifestations anarchiques, une marée humaine a envahi les Champs Elysées pour soutenir le gouvernement et l’autorité. Beaucoup de responsables politiques étaient présents. De nombreux jeunes et moins jeunes sont descendus pour mettre fin à mai 68 et soutenir le Général de Gaulle.
Ces enfants orphelins ou abandonnés, déjà
douloureusement privés de leurs parents biologiques, se verraient confiés à une famille à qui il manquerait un membre essentiel. Qui peut penser, en toute bonne foi, que cela leur serait
indifférent? Qui peut penser que, derrière leur silence, ne se cacherait pas une souffrance supplémentaire?
Que ceux qui soupirent à l’idée d’avoir à faire à un film de plus sur la politique, les hommes et les femmes qui la font, le blabla et la langue de bois y regardent à deux fois… Sarah
Bertrand propose un dispositif à la fois simple et inédit : douze personnalités doivent répondre à une question : “Que signifie pour vous être au service des autres ?” Temps de parole égal
et long plan-séquence pour chaque interlocuteur. On décline son nom, on répond et on regarde quelques secondes la caméra sans parler.
A l’origine du projet, l’envie de la réalisatrice, qui se définit elle-même comme apolitique, “d’aller chercher des réponses à [s]on non-engagement en partant à la rencontre de ceux et celle qui s’engagent et représentent les autres”. Le tournage démarre en mars 2007, à l’approche de l’élection présidentielle. “Il m’est apparu primordial que le film ne devait pas dresser un état des lieux des enjeux politiques du moment. Il me fallait aller là où personne ne va jamais avec les politiciens : à l’intérieur. […] J’avais envie de m’intéresser à eux en tant que personnes.” D’où cette unique question, à la fois rassurante et intimidante pour ces hommes et ses femmes politiques. Rassurante parce qu’elle “implique déjà que les politiciens sont au service des autres, ce qui permettait de tisser un lien de confiance avec eux ; mon but n’était pas de les attaquer, de les interroger sur leur parti, de savoir si oui ou non ils remplissaient leur rôle de représentants”. Intimidante parce que c’est finalement l’une des rares questions qu’on ne leur pose presque jamais et qu’elle éclaire pourtant des ressorts très intimes. “C’est effroyablement impudique, ce que vous me demandez là”, commence par se défendre Dominique Voynet.
A chacun d’apprécier le degré de pertinence et de sincérité des interlocuteurs de Sarah Bertrand. Mais le pari est tenu : les réponses en effet en disent long à la fois sur les politicien(ne)s et sur la nature d’un engagement dont elles n’épuisent pas le mystère : mission ? sacerdoce ? vocation ? hasard ? Jean-Marie Le Pen évoque une certaine volupté du don de soi, Arlette Laguiller la force du combat collectif, Philippe de Villiers le grand écart entre le goût de commander et l’émotion devant les faibles, Jack Lang “la cérémonie permanente du donner et du recevoir”. Dominique de Villepin exalte la beauté du sacrifice, Jean-Marie Borloo fait l’éloge de la discrétion des actes et de l’éphémère du pouvoir, etc.
Mais le dispositif de fond de ce film va de pair avec un parti pris formel qui le prolonge et l’approfondit. “La réalisation brute et chaotique, faite d’une image déstabilisante, sans souci du cadre ou du point, m’offrait la possibilité d’entrer dans les visages et les voix avec un regard neuf, de permettre à la parole du politicien souvent si convenue d’exister autrement. Toujours très serrée sur eux, la caméra s’attache à saisir les détails de leur physionomie, le grain de leur peau, elle est là pour attraper un geste, un sourire, un regard, une hésitation… C’est une caméra qui fait corps avec la personne filmée”. Et du même coup parvient à capter les à-côtés du discours, qui le soulignent, le contredisent (là encore, libre à chacun…) ou laissent entrevoir… une âme, peut-être.
" Comme des milliers d'autres citoyens d'autres pays européens, c'est devant l'ambassade de la République d'Irlande à Paris,
que nous tiendrons des veillées silencieuses pour la Démocratie.
En ce 25 mai, nous souhaitons une joyeuse fête à toutes les mères du monde, à toutes les femmes qui ont donné la vie.
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