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« Les grands embrasements
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Cardinal Richelieu

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Mercredi 16 avril 2008
Editorial du n°7 de L'étincelle Etudiante
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  16 avril 2008

« J'ai glissé cette lettre dans mon imitation, un vieux livre qui appartenait à maman, et qui sent encore la lavande, la lavande qu'elle mettait en sachet dans son linge, à l'ancienne mode. »
C'est en ces mots « parfumés » que Georges Bernanos rappelle le souvenir maternel, celui de la tendresse et du doux quotidien de l'enfant. Quelle belle aventure que la vie de famille. Au cours des jours, on traverse joies et peines, jubilations et déceptions, l'on voit chacun grandir à son rythme. Le long et périlleux processus de l'éducation en fait une source de joie pour les parents d'autant plus grande que l'enfant prend son envol dans la
vie. Alors bien sûr vous allez me parler des familles qui ne vont pas bien, vous allez me parler des parents violents, des enfants qui terminent leur journée dans les nuées de la drogue et des mirages. Et vous n'aurez pas tort. Surtout lorsque l'on sait que la qualité de l'éducation a tendance à se détériorer, que ce soit à la maison ou à l'école.
Mais les politiques et les coopérateurs de choix de société n'ont pas pour point de mire la ligne de fuite vers laquelle semble se diriger une communauté. Leur objectif est de définir des grandes priorités et d'encourager les individus à faire les choix considérés comme fondateurs pour la société. La famille, berceau de tout homme, doit faire partie de ces choix. L'Etat a le devoir de soutenir les familles nombreuses, car comme le plus français des écrivains américains, Paul Auster, le précise si justement : « avoir un enfant, cela revient à appartenir à quelque chose de plus grand que soi. » N'avons-nous pas au plus profond de nous-mêmes un désir d'infini ?
Une tension intérieure née du mystère de la vie, portée par les « ondes » qui traversent nos êtres. Ondes produites par nos intuitions, nos sentiments ou notre enthousiasme et qui traversent nos parois épidermiques pour toucher les autres. Ces ondes se conjuguent entre elles pour créer un faisceau. Libre à nous de guider ce faisceau pour éclairer la pénombre qui enrobe le bien commun. L'onde de choc que créerait la légalisation de
l'euthanasie ne dévierait-elle pas le faisceau de cette direction. L'extrême souffrance de quelques uns n'était-elle
pas le prix à payer pour garantir l'humanité d'une communauté d'hommes ?

Victor Vieilfault
par André Barizec publié dans : Bloc-notes communauté : Politique Directe
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Dernier numéro : 21 mai 2008



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