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Qui sommes-nous ?
« Les grands embrasements
naissent de petites
étincelles »
Cardinal Richelieu
(...) Une étude de la police judiciaire, publiée mardi par Le Figaro, dévoile que les XVIIIe, XIXe, XXe arrondissements
concentrent le tiers des violences parisiennes. La Seine-Saint-Denis affiche les sept premières places au palmarès des villes les
plus dangereuses. Un processus de substitution de population y est à l’œuvre. "Il n’y a pratiquement plus de juifs à l’université de Saint-Denis ou de Villetaneuse", assure Rafaël Haddad, de
l’Union des étudiants juifs de France.
Message blog
d'Ivan Rioufol :
Le "non" irlandais (53,4% des voix) n’est pas une exception, malgré l’apparent unanimisme qui soutient le traité de Lisbonne. Si les électeurs européens avaient à s’exprimer, il est fort probable qu’une majorité rejetterait semblablement ce mini-traité, illisible et éloigné des préoccupations des mortels. Certes, 4 millions d’habitants ne peuvent prétendre parler au nom de 490 millions. Mais le refus des 26 Etats de consulter leurs électeurs par référendum trahit un évident manque de confiance. De ce point de vue, le non irlandais est représentatif d’une opinion européenne qui ne se reconnaît pas dans ses dirigeants et leurs institutions.
On n’en est pas là, même si la rebellion des routiers européens contre Bruxelles est à suivre de près. Mais l’erreur des dirigeants serait de persister à ne pas vouloir entendre ce que disent les gens quand ils peuvent s’exprimer. Les Irlandais, mais aussi les Hollandais et les Français qui furent en vain consultés den 2005, rappellent quelque chose de très simple: ils sont soucieux de la préservation de leur souveraineté, tout en se sentant naturellement européens. Ils craignent une Europe technocratique, normative, bien-pensante, amnésique pour sa propre histoire et indifférente à sa géographie. Le président Sarkozy, qui prendra la présidence de l’Europe le 1 er juillet, saura-t-il réconcilier l’Europe et le peuple?
Que ceux qui soupirent à l’idée d’avoir à faire à un film de plus sur la politique, les hommes et les femmes qui la font, le blabla et la langue de bois y regardent à deux fois… Sarah
Bertrand propose un dispositif à la fois simple et inédit : douze personnalités doivent répondre à une question : “Que signifie pour vous être au service des autres ?” Temps de parole égal
et long plan-séquence pour chaque interlocuteur. On décline son nom, on répond et on regarde quelques secondes la caméra sans parler.
A l’origine du projet, l’envie de la réalisatrice, qui se définit elle-même comme apolitique, “d’aller chercher des réponses à [s]on non-engagement en partant à la rencontre de ceux et celle qui s’engagent et représentent les autres”. Le tournage démarre en mars 2007, à l’approche de l’élection présidentielle. “Il m’est apparu primordial que le film ne devait pas dresser un état des lieux des enjeux politiques du moment. Il me fallait aller là où personne ne va jamais avec les politiciens : à l’intérieur. […] J’avais envie de m’intéresser à eux en tant que personnes.” D’où cette unique question, à la fois rassurante et intimidante pour ces hommes et ses femmes politiques. Rassurante parce qu’elle “implique déjà que les politiciens sont au service des autres, ce qui permettait de tisser un lien de confiance avec eux ; mon but n’était pas de les attaquer, de les interroger sur leur parti, de savoir si oui ou non ils remplissaient leur rôle de représentants”. Intimidante parce que c’est finalement l’une des rares questions qu’on ne leur pose presque jamais et qu’elle éclaire pourtant des ressorts très intimes. “C’est effroyablement impudique, ce que vous me demandez là”, commence par se défendre Dominique Voynet.
A chacun d’apprécier le degré de pertinence et de sincérité des interlocuteurs de Sarah Bertrand. Mais le pari est tenu : les réponses en effet en disent long à la fois sur les politicien(ne)s et sur la nature d’un engagement dont elles n’épuisent pas le mystère : mission ? sacerdoce ? vocation ? hasard ? Jean-Marie Le Pen évoque une certaine volupté du don de soi, Arlette Laguiller la force du combat collectif, Philippe de Villiers le grand écart entre le goût de commander et l’émotion devant les faibles, Jack Lang “la cérémonie permanente du donner et du recevoir”. Dominique de Villepin exalte la beauté du sacrifice, Jean-Marie Borloo fait l’éloge de la discrétion des actes et de l’éphémère du pouvoir, etc.
Mais le dispositif de fond de ce film va de pair avec un parti pris formel qui le prolonge et l’approfondit. “La réalisation brute et chaotique, faite d’une image déstabilisante, sans souci du cadre ou du point, m’offrait la possibilité d’entrer dans les visages et les voix avec un regard neuf, de permettre à la parole du politicien souvent si convenue d’exister autrement. Toujours très serrée sur eux, la caméra s’attache à saisir les détails de leur physionomie, le grain de leur peau, elle est là pour attraper un geste, un sourire, un regard, une hésitation… C’est une caméra qui fait corps avec la personne filmée”. Et du même coup parvient à capter les à-côtés du discours, qui le soulignent, le contredisent (là encore, libre à chacun…) ou laissent entrevoir… une âme, peut-être.
C'est un rituel. Chaque année, le Budget communique à la commission des finances du Sénat les dernières données disponibles sur les délocalisations
fiscales. Les résultats de 2006 sont dans le prolongement des années précédentes. Pas de rupture, pas d'infléchissement. Le nombre de délocalisations fiscales a continué à augmenter. 843 redevables ont quitté la France, environ 200 de plus qu'en 2005. Soit plus de 16 par semaine
et sensiblement plus de deux par jour. Mais, il y a eu cette année-là 200 retours environ.
Les «évadés» fiscaux de 2006 ont emporté avec eux 2,8 milliards d'euros de capitaux au total. Ces personnes sont une vraie perte pour notre économie puisqu'elles ont à la fois l'expérience et le capital pour entreprendre ailleurs. Où sont-ils allés ? En Belgique pour 16 % d'entre eux, en Suisse (15 %), au Royaume-Uni (11 %) et aux États-Unis (10 %). Depuis dix ans, ils sont 4 658 à avoir pris la poudre d'escampette. Ces départs représentent au bas mot 18,6 milliards d'euros de base imposable. Et ce montant est très sous-estimé puisque les pertes de bases imposables ne font l'objet d'aucune actualisation d'une année sur l'autre.
La solution est simple, impopulaire certes, mais simple, il faut encourager les fortunes et les investisseurs à rester dans notre pays afin de
le faire vivre, de permettre la création d'entreprises et la relance de la consommation ! Par conséquent il faut supprimer les impôts imbéciles que nos voisins européens (de gauche comme de
droite) ont déjà fait disparaitre tels que l'isf...
Comme chaque semaine, Ivan Rioufol livre son analyse sur l'actualité politique française dans les colonnes du Figaro. Son bon sens a pointé cette semaine le retour en grâce de la valeur d'autorité en France.
"(...) En réalité, la révolution conservatrice qui a porté Nicolas Sarkozy au pouvoir reste encore le meilleur allié du gouvernement. Cette modernité nouvelle, qui récuse Mai 68, s'illustre quand Fillon déclare mercredi son «soutien» à l'enseignant qui a passé 24 heures en garde à vue et qui a été mis en examen pour avoir giflé un élève qui l'avait traité de «connard». «Les enseignants ont besoin d'un peu de discipline et d'un peu de respect pour faire fonctionner les classes», a-t-il déclaré. Ce retour de l'autorité est aussi réclamé pour les banlieues" (...)
Depuis quelques heures, la propagande officielle chinoise fait état de son "contrôle retrouvé" sur la situation au Tibet. On le sait, ces déclarations cachent une répression sanglante.
La réaction des autorités européennes nous révolte doublement.
1°) Si l'on doit se féliciter du haussement de ton du Président Sarkozy qui n'exclut pas un boycott de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques, l'attitude de son Ministre des affaires étrangères est plus que douteuse.
Bernard Kouchner n'a en effet cessé d'employer l'expression "nos amis chinois". Sait-il que cette dictature sanglante écrase les libertés fondamentales et l'identité nationale tibétaine ? Connait-il le nombre de prisonniers politiques, dont le plus jeune du monde, le Panchem Lama ?
On en vient à se poser la question : est-il encore digne de parler au nom du pays des droits de l'Homme ?
Depuis la dynastie Han, les Chinois sont persuadés de leur supériorité sur le reste du monde.
La justification communiste n'a fait qu'exacerber cette attitude en prônant une idéologie qui permet d'étouffer toutes les revendications individuelles et sociales, a fortiori nationales.
En Asie comme en Europe, la tentation impériale et l'ethnicisme sont bien les ennemis de la nation.
2°) D'où notre seconde révolte : quel attentisme coupable des dirigeants européens face à la crise tibétaine, eux qui sans réfléchir reconnaissaient il y a quelques semaines l'indépendance du Kosovo !
En imposant l’indépendance pure, simple et immédiate de cette province serbe, sur le territoire de laquelle se trouve le berceau historique et spirituel de la Serbie, Européens et Américains ont pris le risque de déclencher de redoutables réactions en chaîne et de développer une politique internationale incohérente.
Du Kosovo au Tibet, nous assistons à un intolérable deux poids-deux mesures, destructeur de la confiance de l'opinion dans l'action diplomatique.
Au mépris des héritages et traditions nationales, sans traitement équitable des droits des peuples, nous courons le risque de voir nos proclamations sur les droits de l'homme devenir des incantations et se vider de leurs sens.
Alors osons le proclamer : vive le Tibet libre ! vive l'Europe des Nations libres ! vive un monde de Nations libres !"
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Alain Finkielkraut